
Mercredi 28 janvier – Lyon – Pointe-à-Pitre
Il est 4 h 30 du matin, impossible de dormir. Je saute du lit, le réveil devait sonner à 4 h 45, c’est quand même bizarre. Du temps où je travaillais, le réveil sonnait et, généralement, toutes les 7 minutes, il me rappelait que je devais me lever. J’en étais arrivée à le détester !
Petit déjeuner et énièmes checks. Notre amie Véro vient nous chercher à 6 h pour nous déposer à la gare, notre train est à 6 h 52.
5 h 55, Véro est là, nous voilà partis. Pas de circulation, c’est impeccable.
6 h 25, on arrive à la gare, on remercie Véro et nous entrons dans la gare. Maurice me dit qu’il y a un train à 6 h 38, peut-être que nous pourrons le prendre. Maurice regarde sur l’application SNCF : il reste des places, mais en seconde ! Quoi, what, la seconde alors que dans le train suivant nous sommes en première ! On va attendre.
On monte sur le quai : celui de 6 h 38 est à gauche, le nôtre à droite.
Maurice va voir le contrôleur au cas où il nous trouverait deux places. Il est désolé et nous propose quand même de le prendre, mais nous serons debout.
Non merci. En deuxième classe passe encore, mais debout, non.
Je dis à Maurice : « Et dans le wagon-bar ? » Ni une ni deux, on y va.
Total de l’opération : on a refusé la deuxième classe et de voyager debout, et on se retrouve assis sur un haut tabouret du wagon-bar à regarder par la fenêtre (enfin, on ne voit rien, il fait nuit).

Paris Gare de Lyon : il faut prendre le métro direction Orly, mais il faut pas mal marcher et prendre des escalators, et pas qu’un.
Je n’aime pas les escalators, je n’arrive jamais à positionner ma valise et, généralement, elle a deux roues dans le vide !
Après les escalators, il faut passer les portiques et là, c’est une autre histoire avec la grosse valise, le sac à dos et le téléphone à mettre au bon endroit pour que sésame s’ouvre. Mais le pire, ce sont les Parisiens, sûrement nés en courant et déjà pleins de stress : ils te bousculent et c’est angoissant.
Bon, nous voilà arrivés à l’aéroport, il faut s’enregistrer seuls, ce n’est pas gagné !
Au bout de 10 minutes d’essai, on fait appel à un ami d’Air France 😄.
Les bagages enregistrés, on passe la sécurité et on marche 15 km pour aller à l’embarquement.
Le commandant de bord se présente et nous annonce un vol de 8 h 45. Il annonce aussi que pendant une heure le vol sera calme et qu’ensuite nous aurons droit à des turbulences qui dureront 30 minutes 🥴.

Tout compte fait, les turbulences se sont calmées et le voyage s’est très bien passé, à part qu’il faisait froid 🥶.
15 h 30 heure locale, on atterrit. On entame une conversation avec le steward qui s’occupait de nous le temps que tous les voyageurs commencent à avancer pour sortir. Comme nous avons pris les sièges du fond, nous sommes les derniers.
Une fois les bagages en notre possession, on sort de l’aéroport où, normalement, une personne avec une pancarte à notre nom doit nous attendre pour nous amener récupérer notre voiture.
Mais personne avec une pancarte à notre nom ! On regarde partout, rien ! Maurice téléphone, pas de réponse. Au bout de trois fois, quelqu’un lui dit d’aller à tel endroit, il arrive.
J’ai chaud. À titre d’information, nous sommes partis de Lyon, il faisait 5 degrés : la polaire, la doudoune et l’écharpe étaient de rigueur. Ici, il fait 28 degrés 😳. C’est bizarre, j’ai très chaud et il faut attendre au soleil, il n’y a pas d’ombre.
Enfin il arrive et nous fait monter dans le minibus, mais pas de climatisation. Je pense que je vais me dessécher 🥴.

Un autre couple est avec nous. On démarre enfin, il conduit vite. Au départ je n’avais pas mis ma ceinture de sécurité, mais là je suis obligée : s’il y a un accident, j’ai plus de chance de m’en sortir vivante avec que sans 😳.
15 minutes d’angoisse et on arrive. On prend possession de notre voiture et on part à Anse des Rochers vers Saint-François.
Une heure de route et le GPS nous fait prendre des petites routes pour éviter Pointe-à-Pitre et le bord de mer qui, à cette heure-ci, est engorgé. Et j’ai de plus en plus chaud, c’est affreux.
Enfin on arrive à l’appartement. Laurent, le responsable, nous attend et nous explique le fonctionnement et répond à toutes nos questions, voire plus. Mais je n’avais qu’une envie : enlever mes chaussettes de contention et boire un grand verre d’eau fraîche, ce que j’ai fait dès qu’il a refermé la porte derrière lui.
Après une pause et avoir défait les valises, on va au restaurant du camp pour manger un bout et ensuite aller se coucher. On est fatigués, réveillés depuis 4 h 30 du matin. Il est 21 h 30 heure locale, ce qui fait 2 h 30 en métropole.

Il est temps de se coucher, demain sera une autre belle journée.
Jeudi 29 janvier – Anse des Rochers
À 8 h 45, j’ouvre les yeux, j’ai l’impression d’avoir dormi 12 h d’affilée, sauf qu’il fait noir de chez noir. Je mets mes lunettes et je me rends compte qu’il est 3 h 45. Hou là là, vite, il faut que je me rendorme.
Deuxième réveil à 6 h 30, c’est mieux. Le petit déjeuner est servi à partir de 7 h au restaurant où nous sommes allés manger hier soir.
On en profite pour aller sur la plage : elle est belle, le sable est blanc et déjà des gens se baignent.




Pour la petite histoire, tous ces gens sont des personnes d’un âge certain, voire plus.
On va déjeuner et ensuite on ira faire des courses pour manger le soir et pour le petit déjeuner.

On prend la voiture et je commence à avoir très chaud. Je me retourne vers Maurice et mes yeux tombent sur un bouton au voyant rouge. Je regarde de plus près et je reconnais ce bouton : ma Kia a le même, c’est celui qui chauffe les sièges 😳. J’ai enfin compris pourquoi j’ai si chaud depuis hier 🤗.
Deux magasins pas loin de notre habitation : Auchan et Monoprix. Comme on n’est pas habitués à Monoprix, on va à Auchan.
C’est un Auchan miniature, ou presque. En plus, il n’y a pas grand-chose dans les rayons et, en plus, j’ai cru que j’allais m’étrangler en voyant les prix 😳.
On prend ce dont nous avons besoin et on passe à la caisse : deuxième étranglement 😳.
Le souci, c’est qu’on n’a pas tout, donc je propose d’aller faire un tour à Monoprix.
Monoprix est cinq fois plus grand qu’Auchan et il est achalandé. Bon, les prix sont légèrement moins chers, mais on trouve de la viande et un peu plus de légumes.
Par contre, il y a certaines denrées qui sont horriblement hors de prix, comme des tomates cerises à 36,95 € le kilo ou une douzaine d’œufs à 12,95 € 🥴, la poule aux œufs d’or 😂.
Une fois les courses terminées, on rentre. Il tombe une pluie tropicale. On range nos courses et on boit un café.
Samedi, nous allons faire une virée en bateau sur l’île de la Désirade et on aimerait aller prospecter pour savoir où on aura rendez-vous. C’est à 8 minutes du camp.
Le port de Saint-François : petit port sympa. Après, on va voir la marina. On s’installe pour boire une petite bière et ensuite on va faire le marché de la Rotonde. Ce dernier est sympa : il y a tout autour des vendeurs ambulants et, à l’intérieur, des artisans, et c’est super mignon.

Je demande les jours et les heures d’ouverture à une charmante dame qui me dit que le mardi il y a marché le matin et aussi le soir, et qu’il y a de quoi manger sur place. Je pense que nous irons mardi soir.
On repart à la marina, j’ai vu une crêperie et j’aimerais bien en manger une salée. Aussitôt dit, aussitôt fait, on y est.
La crêpe est délicieuse et copieuse, tellement copieuse que la crêpe sucrée, ce sera pour une autre fois.
On repart repus tout doucement à la voiture. Pour un premier jour, il ne faut pas en faire trop, la fatigue de la veille se fait encore ressentir.
De retour à la maison, un café s’impose, ça nous laisse le temps de décider de ce que nous allons faire maintenant.
Deux choix pour ce milieu d’après-midi : la piscine ou la plage. C’est tout juste si on n’a pas tiré au sort.
C’est la piscine qui l’emporte pour aujourd’hui.


À la piscine, pas mal de gens et surtout beaucoup d’enfants, pas mal bruyants, comme des enfants qui s’amusent.
L’eau est fraîche, je pense qu’il va falloir que je m’acclimate petit à petit, mais pas aujourd’hui, on verra demain.
En Guadeloupe, la nuit tombe à 18 h, il faut trouver de quoi s’occuper en attendant l’heure d’aller se coucher.
On rentre prendre une douche et on s’occupe jusqu’à l’heure de l’apéro. La femme de Laurent, le responsable du studio, nous a mis dans le réfrigérateur une bouteille de planteur qu’elle a faite elle-même pour nous souhaiter la bienvenue.

Un petit repas léger, un livre et dodo, demain sera une autre belle journée. ✨
Vendredi 30 janvier
4 h du matin, je me réveille. Je pense que mon cerveau ne s’est pas encore habitué au décalage horaire : en métropole il est 9 h, l’heure à laquelle je me lève chez moi. J’essaie de me rendormir difficilement.
7 h, je me réveille à nouveau, mais là c’est bon, j’ai assez dormi.
Aujourd’hui, c’est petit déjeuner à la maison. On va visiter le bout de Grande-Terre, à la Pointe du Château, même qu’il n’y a pas de château 😄.
8 h 30, nous voilà partis. On s’arrête à la plage de la Douche, plage où il y a un geyser et où tu peux prendre une douche 😜.


Le coin est sympa 😊.




Arrivés à la Pointe du Château, je me renseigne pour savoir par où il faut passer pour aller au calvaire (tout en haut, là où il y a la croix), mais aussi si c’est compliqué ou dur. Le gars me dit que même les enfants peuvent monter… comment je dois le prendre 😊 ?
On commence à marcher, puis arrivent les escaliers. Plus on monte et plus la vue est belle.


Arrivés à la croix : une étendue d’eau, l’île de la Désirade en face, les vagues sont monstrueuses… mais qu’est-ce que c’est beau 😍.




On décide de redescendre par l’autre chemin. Il n’y a pas d’escaliers et on voit un autre côté de la montagne.
On arrive vers notre voiture et un vendeur de sorbets nous accoste en appelant « mon doudou » Maurice et moi « ma princesse ». Il nous explique comment il fabrique ses sorbets aux fruits de la passion et à la coco. Maurice prend fruit de la passion et moi coco : un vrai délice, et après cette balade ça fait un bien fou.
On va voir la plage où il est interdit de se baigner. On comprend vite en arrivant : des vagues d’une hauteur et d’une violence qui font peur, mais qu’est-ce que c’est beau ! On ne se lasse pas de regarder. Au bout d’un grand moment, on rentre manger à la maison.

Après un bon petit repas, une légère petite sieste s’impose.
On a prévu d’aller à Sainte-Anne, à la plage du Club Med qui s’appelle la plage de la Caravelle.
Nous voilà partis. On trouve le Club Med, on se gare et il faut marcher bien 500 m avant d’arriver à la plage de la Caravelle. Il y a beaucoup de monde, mais c’est vrai que cette plage est très très belle. On trouve un petit coin d’ombre, on s’installe, on va se baigner.


À mon goût, l’eau est un peu fraîche, mais peut-être aussi que j’avais très chaud. On s’installe ensuite sur nos serviettes et on admire le paysage. Tout d’un coup, un bruit derrière nous : qu’est-ce que c’est ? Un petit lézard qui court ? Ah oui, le petit lézard court parce qu’il y a un immense iguane qui le chasse. Qu’est-ce qu’il est beau, d’un beau vert, mais je n’irais pas le caresser.


Des petits oiseaux — je ne sais pas comment ça s’appelle — ça ressemble à des petites tourterelles mais ce n’est pas des tourterelles. Elles sont toutes mignonnes, elles viennent picorer les miettes de pain qu’on aurait laissées.

Il est 16 h 30, il est temps de partir de la plage, sinon les yens-yens vont sortir du sable et nous piquer. Le yen-yen est un petit moucheron qui pique au crépuscule et à la nuit tombante. C’est pire que le moustique, qui, entre parenthèses, je n’ai pas encore vu.
On repart vers notre voiture et nous allons aller à Sainte-Anne chez Fabienne Youyoutte qui, apparemment, fait les meilleures glaces de la Guadeloupe. On a pris le parfum qui restait : tous les bacs étaient vides.
Sur le Lonely Planet, ils annonçaient une centaine de parfums, mais il ne devait en rester plus que six. C’est un peu léger, mais bon, on a quand même pris une glace qui était très très bonne.

On rentre au camp, la nuit commence à tomber. Il faut préparer notre sac pour demain : il est prévu une sortie en bateau pour aller visiter l’île de la Désirade. Il faut se lever à 6 h du matin, le rendez-vous est à 7 h 30 au port de Saint-François.
Nous avons passé une belle journée. Je pense que demain sera encore une belle journée.
Samedi 31 janvier
Le réveil était prévu à 6h, mais à 5h30 nous étions déjà réveillés.
Surprise du matin : il n’y a pas d’eau, ça va être compliqué 🥴.
Heureusement, il y a plein de bonbonnes et de bouteilles pleines en réserve pour les toilettes et pour se débarbouiller.
Le petit-déjeuner avalé, je checke le sac à dos et le sac de plage pour ne rien oublier.
Aujourd’hui, on prend le bateau pour visiter l’île de La Désirade. Le temps, pour l’instant, n’est pas au beau fixe et c’est certainement mieux : il fera moins chaud. Par contre, il va falloir beaucoup se crémer, le soleil derrière les nuages, c’est pire.
Départ du camp à 7h05 comme prévu, il faut être à la gare maritime à 7h30.
À 7h20, il n’y a plus de place aux alentours. On s’est garés très loin, ce n’est pas grave, c’est l’exercice du matin.
On finit notre inscription au guichet du prestataire et on attend 8h que les portes s’ouvrent. Mais ici, en Guadeloupe, il fait bon vivre et il ne faut pas être pressé : il est 8h15 et la porte s’ouvre juste… le départ était à 8h15, je crois qu’il y a du retard 😂.
On s’installe en haut du bateau, mais quand même à l’abri du soleil et au cas où d’une averse tropicale.

Le ferry démarre enfin à 8h35. La mer est démontée, il y a des creux de 2 mètres au moins. De temps en temps, un creux plus profond et on reçoit des éclaboussures. Il fait chaud, donc ça ne dérange pas trop.


On arrive sur l’île. On cherche quelqu’un qui se prénomme Payotte (drôle de prénom) et qui nous attend avec une pancarte… personne à l’horizon. Décidément, ils ont un problème avec les pancartes.
Au bout d’un moment, je demande à un jeune homme qui tient dans sa main un carnet qui ressemble à un carnet avec des noms.
Je lui demande comment trouver la personne qui doit s’occuper de nous. Il me demande quel nom est prévu sur les papiers. Je lui dis « Payotte ». Lui me répond que le 4×4 de Manon est sur le parking en face et qu’elle ne devrait pas tarder.
Alors on attend qui ? Payotte ou Manon ? Je ne sais plus.
On va sur le parking où est le 4×4, il est vide 😳. On attend en regardant autour de nous : personne à l’horizon.
Je retourne voir le jeune homme en m’excusant, mais Manon n’est toujours pas là. Il me dit :
« Ne vous inquiétez pas, elle est toujours en retard », et me conseille d’aller me mettre à l’ombre, elle va arriver.
Je vais vers Maurice pour lui donner les dernières nouvelles et là, une fille blonde me demande ce que j’attends. Je lui réponds que j’attends Manon, et elle me dit que c’est elle Manon et qu’elle cherchait le couple qui lui manquait.
On monte dans le 4×4. Il y a deux couples et une fille seule.
Nous voilà partis pour la visite de l’île, qui fait 11 km de long et 2 km de large. Comme ça, on se dit que c’est vite visité, mais avec Manon, ça nous a pris 3h30. Faut dire qu’elle est très, très bavarde et qu’elle tenait à nous faire visiter les moindres recoins.





La visite finie, on va manger au restaurant La Payotte, nom que nous devions donner à la sortie du ferry 😳. On nous avait donné le nom du restaurant et non celui de notre guide… ils sont trop forts 💪.
Les deux couples se sont mis ensemble, et nous avons proposé à la jeune fille de se joindre à nous pour ne pas rester seule.
Lilou est de Nantes, bretonne pure, et est en Guadeloupe depuis un mois. Elle a fini ses études d’infirmière, mis de l’argent de côté pour venir en Guadeloupe voir si ça lui plairait. Elle a visité l’île en long, en large et en travers et a décidé de revenir exercer son métier ici.
Après le bon repas, on laisse Lilou et on va visiter l’église, construite en forme de bateau en l’honneur des pêcheurs de l’île.



Il est l’heure d’aller prendre notre ferry. On reprend à peu près les mêmes places pour voir, au retour, la Pointe des Châteaux vue de la mer.


45 minutes plus tard, on arrive. Un tour à Monoprix pour quelques bricoles et hop, à l’appartement : la journée a été épuisante.
Demain sera une autre belle journée. On va à la rencontre de la sœur et de la nièce de ma meilleure amie. Manon, sa nièce, habite en Guadeloupe et Liliane, sa maman, habite Saint-Martin, à 45 minutes. J’ai hâte de les revoir ❤️
Dimanche 1er février
Réveil à 7 h, un petit déjeuner tranquille. On a rendez-vous à 10 h au Gosier avec nos amies. Il faut 50 minutes pour s’y rendre, donc ce matin, no stress 🤗.

À 9 h, on décolle. La route est longue, mais après tout, ça fait 25 ans que nous ne nous sommes pas vues. C’est quoi 50 minutes ? Une éternité 😌.
Je reçois un message WhatsApp : elles auront un peu de retard. Manon me donne l’endroit exact où on doit se retrouver.
On se gare sur le parking de l’hôtel, qui est déjà bien plein.
On cherche le bar à côté de la piscine et on demande pour réserver un day pass. La serveuse me demande pour combien de personnes. Je ne sais pas si mes amies viennent avec leurs compagnons, donc je dis à la serveuse :
« Je vais leur demander, je ne sais pas si elles viennent avec leurs hommes. »
La serveuse me dit tout de suite, avec l’accent de là-bas : « Ah non, non, il est interdit de ramener du rhum ici ! »
Heu… je ris ou pas 🤗 ?
Je m’empresse de lui répéter ma phrase en changeant le mot hommes par maris. Elle est partie d’un fou rire et m’a dit : « Ah pardon, je n’avais pas compris. »
J’avais deviné.
Après avoir téléphoné, je lui confirme que nous serons quatre. Elle me propose deux emplacements, il faut juste se décider. Maurice préfère un endroit et moi un autre. C’est moi qui obtiens gain de cause, on a une belle vue.

Au bout d’une demi-heure, elles arrivent enfin. On s’est jetées dans les bras l’une de l’autre en se disant que nous étions heureuses de nous revoir.

On est restées cinq heures à se rappeler le bon vieux temps, mais elle devait prendre son avion pour Saint-Martin. Il a fallu se dire au revoir.
On se reverra bientôt. Elle doit venir à Perpignan voir une amie, donc on fera en sorte d’aller la voir. Et comme chaque année, elle vient passer quinze jours chez sa maman à Bourgoin-Jallieu et elle passera à la maison.
On prend le chemin du retour, mais cette fois par le bord de mer. Arrivés à Sainte-Anne, je vois qu’il y a un marché. On essaie de se garer et ce n’est pas de tout repos, mais on y arrive enfin.
Il n’est pas grand, mais je trouve des souvenirs.


On repart toujours par le bord de mer et je vois : plage de Bois Jolan. On va faire un tour. Il y a un monde fou, mais ça vaut le détour.




On repart vers la maison. Il y a encore un peu de soleil, on va à la piscine, puis on rentre.
Encore une belle journée, et demain sera tout aussi belle.
Lundi 2 février
Levée à 7 h. Depuis 21 h hier soir, ça fait une bonne nuit 💤.
Petit déjeuner, puis on étudie ce que l’on va faire aujourd’hui.
On part pour la journée : on va faire le tour de la Grande-Terre.
On démarre à 8 h 30, direction Le Moule.
C’est une petite ville où les magasins de vêtements longent toute la rue centrale. Sur la place centrale se trouvent la paroisse Saint-Jean-Baptiste et la mairie.


Un peu plus loin, une vue sur la mer.


On repart pour la visite de la rhumerie Damoiseau. Tu peux visiter tout seul, bien sûr sans explication, ou prendre un guide.
La prochaine session est dans une heure. On décide donc de visiter seuls et, tout compte fait, ce n’est pas plus mal : ils sont 20 par session et le gars est obligé de hurler pour que le groupe entende, et je ne suis pas sûre que tout le monde entende vraiment.
On visite tranquillement, puis on fait un tour au magasin pour les emplettes. Il y a tellement de choix de rhums que c’est difficile de choisir, mais on y arrive.




Une fois nos achats réglés, une petite dégustation s’impose. On choisit un rhum blanc. Heureusement qu’elle n’en met pas beaucoup dans le verre : le rhum est à 50°. Je trempe mes lèvres et je pense que j’aurais pu faire la doublure de Michel Blanc dans Les Bronzés font du ski.
Maurice me dit qu’il faut boire cul sec, sinon on n’y arrivera pas. C’est ce qu’on fait. Le passage dans le gosier a été rude !
Heureusement, on n’a pas acheté celui-ci. On en a pris un ambré, beaucoup plus doux.
Comme on a voulu visiter un maximum d’endroits, on s’est contentés de sortir de la voiture, de longer les plages ou les côtes, de prendre des photos et de repartir vers un autre endroit.
Maurice rouspète parce qu’il y a des dos-d’âne en veux-tu en voilà. C’est vrai que tu ne peux pas faire un ou deux kilomètres sans en croiser un, voire deux, voire trois. Ils adorent ça… mais après, ils roulent tellement vite que finalement, c’est bien : ça leur permet de ralentir un peu.
Endroits visités :
• Anse Maurice
• Repas chez Pinpin, ce qui me fait beaucoup rire car j’avais un collègue qu’on appelait Lapin et dont le surnom était Pinpin
• La pointe de la Grande Vigie
• Anse Laborde
• Plage de la Chapelle
• La pointe du Piton
• La Porte d’Enfer
• Anse Laborde
• Port-Louis
• Plage du Souffleur
• Et pour finir, Le Petit-Canal, où on est allés voir les marches des esclaves et le monument des esclaves, qui est impressionnant.


























On prend le chemin du retour, il est 18 h. On est très, très fatigués, mais nous avons passé une superbe journée et demain, on espère bien qu’elle sera aussi belle.
Mardi 3 février
7h, comme d’habitude, on se lève pour le petit déjeuner.
Aujourd’hui, on retourne au Gosier pour aller sur l’îlot du Gosier. C’est un petit îlot qui se trouve en face du Gosier. Il y à deux options, première option. Il est possible d’y aller à la nage : il y a environ 600 mètres à faire. Sinon deuxième option, une navette fait des allers-retours pour 6 € par personne, aller-retour.
On part vers 8h30 et, arrivés sur place, on prend la deuxième option. Il y a pas mal de monde, il faudra attendre qu’elle fasse un aller-retour.




Arrivés sur l’îlot, on fait le tour pour trouver une bonne place à l’ombre, car il n’est que 9h30 mais il fait déjà très chaud 🥵.




On s’installe, mais bientôt d’autres personnes viennent autour de nous. L’îlot est petit et l’ombre est chère.
Un gars monte sur les palmiers et coupe des noix de coco. Maurice arrive à le prendre en photo parce qu’il ne le voit pas, mais tout le monde n’a pas eu cette chance. Quand il voyait quelqu’un, ou quand la jeune fille qui l’aidait voyait quelqu’un essayer de prendre une photo, elle leur disait : « C’est cinq euros pour prendre une photo ». Je crois qu’ils ont tous rebroussé chemin.

Pour manger à midi, il fallait réserver au seul restaurant qu’il y avait sur l’îlot. J’ai donc réservé pour midi et il fallait aussi leur dire à l’avance ce que l’on voulait manger.
On continue notre petite bronzette à l’ombre 😜 et, à midi, on va manger dans ce petit restaurant sympathique.



On décide de partir juste après, car l’idée est d’aller à Sainte-Anne manger à nouveau une bonne glace chez Fabienne Youyoutte. Une fois notre repas fini, on reprend la navette qui nous ramène sur la terre ferme.
Arrivés à Sainte-Anne, on retrouve le glacier Fabienne Youyoutte. Aujourd’hui, il y a un peu plus de choix de parfums.

Une fois la glace avalée, on se dit qu’on va aller à Saint-François, à la petite crêperie où on était l’autre fois, pour manger une petite crêpe sucrée. Malheureusement, la crêperie est fermée et n’ouvre qu’à 18h30.
On se rabat sur le bar au bord du port de pêche et on boit une bière.
Il nous manque quelques babioles pour manger ce soir, donc on va à Monoprix avant de faire le marché.
Le marché de la rotonde, ce soir, est ouvert à l’intérieur avec tous les artisans, et tout autour, dehors, il y a d’autres marchands de légumes, de planteurs maison, d’épices en tout genre et d’autres artisans.
On a fait au moins trois fois le tour de la rotonde et on a trouvé quelques emplettes.
On rentre à la maison. Nos voisins reçoivent et parlent fort, et en bas il y a au moins 25 personnes qui boivent l’apéro et qui font un boucan d’enfer. Enfin, il n’est que 18h30, ils ont le droit de vivre.
Demain, c’est journée Marie-Galante. Le rendez-vous est à 6h40, ça va piquer 🥴.
Encore une belle journée de passée, et demain sera de même. 🌴
Mercredi 4 février
Aujourd’hui, sortie pour Marie-Galante. Il faut se lever à 5 h 15 avant de se préparer et partir à 6 h 20 pour le port de Saint-François afin de prendre le ferry Saint-Émilien, qui nous emmènera à Marie-Galante en une heure.
Tout le haut est déjà bien pris, il nous faut nous installer dans le bas du bateau. J’ai eu l’impression, pendant une heure, d’avoir des nausées, d’être à l’envers alors que j’étais bien droit.

À Marie-Galante, on cherche un certain Jacques. Le premier monsieur à qui je demande me dit : « Il est là-bas, mais moi aussi je m’appelle Jacques ! » Ça commence bien. Bon, on nous avait dit aussi que sur son T-shirt il y avait écrit « Jacques », donc on avance un peu plus loin. Je demande à un policier municipal où je pourrais trouver Jacques, et là il me montre un monsieur qui est à côté de lui, avec le T-shirt où il y a écrit « Jacques ».




Une fois que tout le monde est prêt, on marche un petit peu pour rejoindre le minibus de Jacques. Nous sommes quatre, c’est bien, nous ne sommes pas beaucoup, donc c’est super. On fait les présentations et Jacques nous emmène devant une église. Derrière, il y a un petit marché où nous pourrons faire quelques emplettes.
Nous avons une demi-heure, il nous attend là. Nous partons visiter le marché. Alors, il y a six marchands, donc ça va être vite fait. Dans l’église, il y a des gens qui sont en train de prier, donc on va essayer de ne pas trop les déranger.
Voilà, on repart vers le minibus où Jacques nous attend, et nous partons visiter le château de Murat. Le château de Murat est un endroit où il y avait des esclaves. On visite la maison de maître et l’endroit où les esclaves vivaient.









Ensuite, nous partons visiter la rhumerie de Bellevue. Comme la rhumerie n’est opérationnelle qu’à partir du mois de mars, nous ne verrons pas les machines tourner. La canne à sucre n’est récoltée qu’à partir du mois de mars, donc l’usine n’est pas en action, mais nous avons quand même pu la visiter.


Ensuite, nous avons pu visiter la fabrique de sucre, puis la fabrique de manioc, et enfin un endroit où l’on peut voir le Grand Trou du Bœuf.



Ensuite, Jacques nous a emmenés vers le restaurant où nous devions manger, sauf qu’il nous a emmenés chez lui, où sa femme nous a cuisiné de bons petits plats. Nous avons eu le droit de goûter plusieurs rhums faits maison, et nous avons mangé comme des rois. C’était un vrai régal.

À 14 h 30, nous repartons de chez lui. Le bateau est à 16 h 15. Mais avant, il nous dépose sur une plage paradisiaque afin de nous reposer, puis il nous emmène ensuite vers le port pour prendre notre bateau.



Le retour a été moins mouvementé que le matin. Par contre, on s’est mis dehors, tout au fond, et il a fallu que je mette ma serviette pour me protéger des éclaboussures des vagues.

Il est bientôt 18 h, on rentre épuisés. Encore une belle journée, et demain on part de Saint-François pour aller du côté Caraïbes, à Deshaies.
Jeudi 5 février – Saint-François-Ferry
Levée à 7 h, petit déjeuner et ménage. À 10 h, Laurent vient pour récupérer les clés de l’appartement.
L’appartement est petit, donc on prend le temps d’appeler notre fille à Barcelone.
9 h 30, tout est impeccable, on attend Laurent qui arrive comme prévu à 10 h.
La voiture est chargée, il faut 1 h 30 pour aller à Ferry, qui est du côté Caraïbes.
La route se passe bien jusqu’à Deshaies. Le GPS indique un bouchon et propose une autre route pour l’éviter, sauf qu’on ne fait pas attention et on reste sur notre route.
Malheur, il y a un bouchon de malade et on perd 25 minutes. La rue est en sens unique et il y a un feu au bout. Le feu rouge dure deux minutes et quarante secondes, et quand il devient vert, tu as intérêt à te dépêcher et surtout à ne pas griller le feu. Et oui, le feu est pile poil devant la police municipale 😂.
Enfin, c’est à nous : la libération 🤗. Il reste 6 kilomètres pour arriver à destination et on a dit à notre hôte qu’on arriverait vers midi.
Enfin devant le portail de Béa, notre hôte, qui nous accueille avec un immense sourire 😀.
Comme l’appartement n’est pas prêt, elle s’est fait une entorse à la main droite et elle attend une amie pour l’aider à nous le préparer.
Elle nous propose de vider notre voiture et de les mettre dans son couloir et surtout nous fait un Ti-Punch de bienvenue.
On en profite pour prendre des renseignements pour les visites à faire, les courses, etc.
On va à la boulangerie qui fait aussi restaurant que Béa nous a conseillée. Il y a du monde, le serveur nous trouve une place. On commande une boisson en attendant qu’il nous amène le plat de consistance. On est arrivés à 13 h 30, le repas est arrivé à 14 h 30. On avait la dalle, mais ça valait le coup d’attendre : poulet sauce au poivre avec des frites maison et toutes sortes de légumes autour, un délice.

Un petit café et on part pour le jardin botanique et la maison de Coluche.
C’est un superbe jardin avec des dizaines et des dizaines d’arbres différents, de fleurs et de plantes. À l’entrée, on te propose trois petits pots pour 2 € : un pour les poissons, un pour les loriquets, une espèce de perruche et un pour les biquettes.
Les poissons sont énormes et, quand tu jettes des graines, ils ouvrent une gueule énorme. C’est super moche.

On rentre dans l’espace des loriquets. Dès que tu ouvres la grille, ils sont là, sur le rebord en bois. Ils savent que tu as en ta possession un pot avec un liquide sucré qu’ils adorent, et si tu essaies de le lui enlever, il te mord avec son bec, mais ce qu’ils sont beaux.




Ensuite, on a visité le jardin. C’est très beau et très bien entretenu. Pour finir, on a vu les chèvres, à qui on a distribué le pot de granulés.












Bien entendu, comme toute visite qui se respecte ça finit toujours par le magasin de souvenirs.
On rentre dans notre appartement, où Béa nous attend pour nous montrer notre appartement, elle nous dit que son fils a déjà descendu nos affaires dans la chambre, c’est trop gentil.
Notre appartement est très sympa, avec piscine et vue sur la mer.


On est fatigués. Pour ce soir, c’est terminé : on va se faire un petit repas et après, dodo.


Encore une belle journée de passée, et demain sera normalement aussi belle.
Vendredi 6 février
Réveillée à 6 h 30.
Touki, le chien de notre hôte, s’est pris d’amour pour nous et, du coup, il surveille notre chambre : il est couché derrière la porte.
Il y a quand même un petit problème : quand il entend un bruit, il aboie sûrement pour nous avertir, mais on ne lui a pas appris que la nuit, on dort.
À 7 h 30, on va prendre le petit déjeuner. Béa nous attend pour déjeuner avec nous, c’est sympathique.
On en profite pour poser plein de questions qui pourraient nous aider pour cette journée.
8 h 30, on part pour la plage de Malendure, une plage renommée où il y a la réserve Cousteau.
Pour trouver une place pour se garer, c’est juste impossible : les gens se garent à des centaines de mètres avant la plage, mais aussi après.
On décide d’aller visiter le parc des Mamelles, un parc zoologique et botanique très grand et très beau.








Il y a aussi des ponts suspendus qui font 25 mètres de long et qui surplombent les jaguars. Pour moi, ça ne fait pas peur ; juste, il ne faudrait pas qu’un malin saute pour les faire bouger, ça, je le crains énormément. Par contre, Maurice a le vertige, et ça, c’est une autre affaire.
Quand on se retrouve pour faire la queue, il réfléchit et je sens que ça l’inquiète. On décide de rebrousser chemin : on verra les jaguars d’en bas, ce n’est pas plus mal.
La visite se termine par la boutique de souvenirs, au grand dam de Maurice 😂.
On repart et on tente à nouveau de trouver une place pour la plage de Malendure : toujours pas de place. Maurice fait demi-tour pour faire un dernier essai, mais rien.
On décide d’aller plus loin, à Bouillante. En revenant sur nos pas, eurêka : une place se libère 😜.
Il est 13 h, on va manger un petit quelque chose avant. On s’installe dans un bistrot sympa, le serveur prend notre commande et maintenant on attend une heure pour être servis 🥴. C’est dingue de mettre autant de temps à servir. Enfin, nos assiettes arrivent : on dévore, d’une part parce qu’on a faim et, d’autre part, parce que c’est super bon.
Le repas terminé, on va enfin voir cette plage tant plébiscitée par beaucoup. Franchement, elle ne casse pas deux pattes à un canard 😳.


On retourne chez nous, on s’arrête pour acheter de quoi manger ce soir et on rentre.
Touki, le chien, nous attend et nous fait la fête.

Une petite pause, puis on part voir le défilé du carnaval qui a lieu à Deshaies. On se gare au grand parking et on fait — pardon, je fais — les magasins pendant que Maurice m’attend dehors.
Au bout de la rue, dans un autre magasin, je demande à quelle heure passe le carnaval. Elle me répond : normalement à 20 h, mais comme d’habitude, ce sera plus vers 21 h, voire 21 h 30 😳.
Il est tout juste 16 h 30, donc on va boire un coup et on va gentiment rentrer chez nous. La journée a été bien remplie, tant pis pour le carnaval.


Arrivés chez nous, Touki nous attend de patte ferme.
On se pose face à la piscine : encore une belle journée de passée, demain sera aussi belle.

Samedi 7 février
On se réveille à 6h30. Tanqui, le chien, est toujours derrière la porte, mais cette nuit il n’a pas aboyé, donc ne m’a pas réveillé. Par contre, ce sont les moustiques qui se sont amusés à me sucer le sang des chevilles, les abrutis 😳.
À 7h30, on va prendre le petit déjeuner. Béa nous attend pour déjeuner avec nous.
On papote de tout et de rien et, à 8h15, on se prépare pour aller visiter la cascade aux Écrevisses.

Contrairement à d’autres cascades où il faut descendre des kilomètres, celle-ci est à deux cents mètres, et c’est presque plat.
La cascade n’est pas très grande, mais jolie, et il y a beaucoup de monde. Certains sont courageux et se baignent ; pour ma part, je vais juste l’admirer 🤗.
Pour les écrevisses, on a cherché, mais pas trouvé 😌.



Pas loin, il y a un sentier pour voir la maison dans la forêt. On a vu la forêt, mais pas la maison 🥴, mais c’est normal, c’est juste le nom de la balade qui s’appelle comme ça.

Pas loin, il y a une vanilleraie à visiter, mais la prochaine visite est à 11h15 et, le temps d’y aller, c’est trop tard.
On va sur Malendure, où les places sont très dures à trouver, et ce matin on trouve une place, miracle 😊.
Il y a un bateau à fond de verre à faire dans la réserve Cousteau. Je prends les places pour 13h45 en disant à la dame que nous mangeons au bistrot Malendure et qu’hier ils ont mis plus d’une heure pour nous servir. Elle me dit : « Si tu vois que le temps manque, tu m’appelles et je te mettrai dans la session suivante. »
On arrive au bistrot Malendure. Les serveurs nous reconnaissent. On leur dit qu’on a rendez-vous à 13h30. Ils nous disent qu’aujourd’hui c’est beaucoup plus calme qu’hier, pas de problème.
On s’installe et, effectivement, il y a moins de monde et on est servis rapidement.
On part au point de rendez-vous, à l’ombre, car il fait très chaud.
Le bateau arrive. On s’installe et on cherche le fond de verre : pas de fond de verre. On se serait trompés de bateau 😳.
Le bateau démarre et le commandant nous demande de descendre dans la soute pour voir le fond. Les coquins ! L’entrée est fermée par une grosse porte ; on n’imagine pas qu’elle cache quelque chose derrière.
Un banc de chaque côté : on s’assoit et on regarde le fond marin. Plein de poissons différents et un corail superbe, et ça grâce à Monsieur Cousteau qui a sauvegardé cet endroit.





Après le fond marin, le bateau s’arrête pour ceux qui veulent se baigner. Il y a un toboggan pour les enfants et ils font des allers-retours entre l’eau, monter les escaliers et redescendre dans l’eau du toboggan. Ils sont trop mignons ; si Robin avait été là, il se serait éclaté 🥰.
il y a aussi des boissons offertes, des jus de fruits et du planteur.


De retour, on voit une tortue, mais je ne suis pas assez rapide pour la prendre en photo.


On rentre à la maison : il faut ranger nos valises. Demain, on prend le bateau pour la Martinique.
Manon vient nous chercher chez le loueur de voitures et nous emmène au port pour laisser la voiture. Ensuite, nous irons manger quelque chose. Il faut être au bateau à 13h ; le départ est prévu à 14h et l’arrivée à Fort-de-France à 18h30.
Encore une belle journée de passée, et à partir de demain, d’autres belles journées en Martinique.

Dimanche 8 fevrier Ponte à Pitres – Ford de France
Levée à 6 h 30, j’ai passé une partie de la nuit à me gratter, les moustiques m’ont pris pour un laboratoire sanguin 😳.
On va petit-déjeuner, Béa nous l’a préparé pour 7 h 15 afin de pouvoir partir tôt. On doit rendre la voiture à 10 h et il faut 1 h 30 pour aller à Jarry.
Les bagages, déjà pas mal préparés depuis hier, on vérifie pour avoir le moins possible de sacs. Pour le bateau, il faut un bagage en soute et un bagage avec nous.
On dit au revoir à Béa et Tanqui et on démarre.
Chez le loueur, Manon vient nous chercher et nous emmène visiter Pointe-à-Pitre en voiture, puis nous emmène nous promener à pied.









On s’arrête dans une crêperie pour manger un peu avant de prendre le bateau. Il est déjà 11 h 45 et il faut être au port à 13 h. Comme le service est très long, même quand il n’y a presque personne, on commande tout de suite.
Manon nous laisse au dépose-minute, on se promet de se revoir très vite.
Il y a déjà un monde fou et, comme c’est super bien organisé 🥴, ça n’avance pas. C’est sûr, je ne sais pas combien nous sommes, mais il n’y a qu’un guichet d’ouvert.
Au bout d’un long moment, un deuxième guichet ouvre, c’est déjà un peu plus rapide.
Maintenant, il faut passer la police, puis le contrôle de sécurité et là, les gars te font ouvrir tout ce que tu as : sac à main, sac à dos et sac ou valise cabine.
Si tu as quelque chose qui n’est pas autorisé, c’est confisqué.
J’avais mis dans un sac plastique la bouteille d’huile et de vinaigre afin de ne pas avoir à en racheter en Martinique. Il a pris le vinaigre, dont la bouteille est en verre, et m’a laissé l’huile, qui est en plastique.
Il me demande d’ouvrir mon sac à dos et là, malheur : j’ai ma bombe d’ambre solaire et il me la prend. J’ai beau lui dire que j’en ai besoin pour le bateau, que j’ai la peau très blanche et que je vais prendre des coups de soleil, il me sourit, mais rien n’y fait, il la met à la poubelle 🥴.
Avec tout ce bla-bla, du coup, il oublie de vérifier mon gros sac à dos et tant mieux. Je pense qu’il aurait pu trouver des choses à jeter et là, je ne m’en remettrais pas.
On arrive enfin dans le bateau et la recherche de deux places côte à côte devient difficile. Les gens prennent leur bagage pour des êtres humains, du coup pas de place.
On fait le tour et, enfin, on trouve deux places.
Il est 14 h 40 quand le bateau part, au lieu de 14 h.

Dans le bateau, des vieux, des jeunes, des enfants et des bébés. Entre les grands qui regardent leur téléphone avec le son à fond, les bébés qui hurlent et, surtout, quand l’équipage fait des annonces, c’est horriblement fort. Je sursaute à chaque fois. J’ai l’impression de revivre une traversée Toulon–Ajaccio dans les sièges Pullman où, ce soir-là, il y avait une colonie de vacances de jeunes de 14–16 ans qui entraient, sortaient, ouvraient et fermaient leurs valises ou leurs sacs et parlaient fort, en se moquant des personnes qui voulaient juste fermer les yeux et se reposer avant l’arrivée à Ajaccio.
Au bout de 5 h 30, on arrive enfin à Fort-de-France, mais il y a encore de l’attente : il faut passer la police et ils ne sont que trois pour un nombre très important de voyageurs.
Notre hôte nous attend depuis 18 h 30 (heure normale d’arrivée).
Les bagages sont entreposés derrière la police, on prend nos valises et on sort.
Christine, notre hôte, attend assise sur un banc avec le sourire.
On met les bagages dans la voiture, un Dacia Duster, qui sera la nôtre pour le séjour.
Il fait nuit, on ne voit pas grand-chose de Fort-de-France, on verra mieux demain.
On arrive à la villa Manguier. Christine nous montre notre appartement, qui se trouve au bord de la piscine : il est grand, avec un grand salon, une grande salle de bain et une grande chambre avec un lit de 180 🤗, une cuisine équipée à l’extérieur, le top.
Elle nous propose de nous installer et de venir boire l’apéro avec Sébastien, son mari, et elle.
On discute de ce que nous pouvons faire pendant notre séjour, où on peut faire nos courses et de toutes les questions qui peuvent nous intéresser.
Christine nous a préparé un petit repas pour ce soir et un petit déjeuner pour demain matin.
Après s’être restaurés, on va se coucher. Il est 22 h 30 ; d’habitude, à 21 h 15 au plus tard, on est couchés.
Encore une belle journée de passée, demain sera de même.
Lundi 9 février
Il est 7 h 45 quand j’ouvre les yeux pour la deuxième fois, car encore cette nuit, les piqûres de yen-yen et de moustiques m’ont réveillé.
On prend notre petit-déjeuner et ensuite on va faire les papiers pour la location de la voiture. Puis on part faire nos courses à Carrefour.

Il est immense, le même que le nôtre, ce sont juste les prix qui sont mirobolants.
Après deux heures de courses 😳, on rentre à la maison, mais avant il faut trouver un Crédit Agricole pour retirer de l’argent. Le GPS nous fait faire des tours et des tours, et pas de Crédit Agricole. On laisse tomber, on en trouvera bien un autre ailleurs.
On arrive à la maison, il faut décharger toutes les courses. Il fait très chaud.
Ouf, enfin on s’assoit pour manger.
On décide d’aller voir les Trois-Îlets. C’est galère pour se garer, mais on a l’habitude.
On va sur la plage du Bout (elle s’appelle comme ça) 🤗.









Il fait très chaud 🥵, je fonds au soleil, c’est qu’il n’y a pas beaucoup d’ombre.
Il est temps de partir, mais avant, une petite bière fraîche s’impose, et soyons fous avec une crêpe au Nutella 🤗.

Il est temps de rentrer, prendre une douche.
Sur le bas-côté, un vendeur de langoustes : elles sont énormes.

Arrivés à la maison, on croise Sébastien, qui nous dit : « À 18 h 30, apéro. »
On se retrouve à dix pour boire l’apéro : des ch’timis, des Savoyards et des Vendéens.
Il est 20 h, chacun rentre chez lui pour manger.
Encore une belle journée, et demain sera tout aussi beau.
Mardi 10 février
Réveil à 7h45, c’est la première nuit où je dors d’un trait et sans me gratter les boutons de moustiques.
Le micro-ondes a rendu l’âme, il faut avertir les propriétaires. En attendant, on met le pain au soleil pour le décongeler.
Petit déjeuner en regardant les colibris venir boire l’eau sucrée.
Il faut téléphoner à Coline, qui nous a envoyé un message pour nous parler.
On se prépare pour aller faire les plages d’Anse Mabouyas, Anse Désert, Fond Larion et la plage de Sainte-Luce.
Avant d’aller à Anse Mabouyas, on s’arrête à un village de pêcheurs. Ils sont en train de nettoyer les poissons que les gens achètent tout frais, pêchés du jour. Un pélican attend sur le pont d’un bateau pas trop loin : il attend que les pêcheurs jettent ce qu’ils vident du poisson.




On repart pour longer les belles plages.








On voit des arbres entourés de peinture rouge : ce sont des mancenilliers, des arbres aux fruits qui ressemblent à des petites pommes et qui pourraient être mortels si on en mange. De plus, quand il pleut, il est déconseillé de s’abriter dessous : l’eau qui ruisselle sur les feuilles est corrosive.

Du coup, Maurice me demande comment les reconnaître et, comme on en voit, il passe à dix mètres de l’arbre tellement il a peur.
Il faut trouver un endroit pour boire quelque chose de frais : on a amené de l’eau, mais elle devient vite chaude.
Une fine pluie se met à tomber ; heureusement qu’il n’y a pas de soleil, sinon on fondrait sur place.
De temps en temps, la pluie se fait plus forte : on met nos K-Way, c’est plus raisonnable.

Le bar-restaurant qui se trouve près de la place de Sainte-Luce est fermé le mardi 🥴.
La pluie est un peu plus intense : on s’abrite au restaurant et, quand elle cesse, on prend un chemin de traverse pour rejoindre la route et trouver de quoi se rafraîchir.
On trouve un hôtel et on demande s’il est possible de boire juste quelque chose de frais. On nous indique où aller et on se retrouve dans le restaurant de l’hôtel. L’hôtesse, voyant que nous n’avons pas de bracelet vert, nous demande ce que nous voulons et accepte de nous servir.
Une fois abreuvés, on repart et, non loin de là, un petit restaurant qui donne à quelques mètres sur la plage, et que nous n’avions pas vu 🥴.
On décide de s’installer et de manger un peu : enfin, on se prend une crêpe chacun. Maurice au beurre-citron et moi, Nutella, et aujourd’hui je rajoute la banane 😜, au diable la varice.

On reprend le chemin de la plage pour retourner à la voiture. Il y a juste un problème : il a plu et on doit passer une dizaine de mancenilliers 😳. Du coup, on se met à courir pour les passer rapidement.
Il est juste 14h, on va visiter la petite ville de Sainte-Luce, une petite ville de pêcheurs super mignonne.
Je trouve des cartes postales pour mes loulous et le vendeur est un moulin à paroles, mais très sympa.
On continue la visite et on décide de manger une glace. Je pense que, quand on va rentrer à la maison à Dardilly, je vais boycotter la balance 😌.
On mange notre glace en visitant et on prend la voiture pour rentrer : il est 16h30 et on est un peu fatigués.
On a un nouveau micro-ondes, super 👍.
On fait un Skyjo en attendant l’apéro. Ce soir, on se fait tout seuls un ti-punch : la première gorgée est dure, après c’est mieux.

Encore une belle journée de passée, et demain sera aussi belle.
Mercredi 11 février
Réveillée à 6 h 30, mais je reste au lit jusqu’à 7 h 45. J’entends la pluie et ça ne me donne pas envie de me lever.
On se lève pour le petit déjeuner. Pour la première fois, je mets mon survêtement : il y a un petit vent et, en plus, la pluie.
On attend que la pluie cesse et, à 10 h, il y a une accalmie. On décide d’aller au Diamant : c’est un énorme rocher qui émerge à deux kilomètres au large.


Il y a, en face de ce rocher, à l’Anse Caffard, le Cap 110 : un ensemble de 15 statues tournées vers la mer, réalisées pour le 150e anniversaire de l’abolition de l’esclavage. Il commémore le dernier naufrage d’un navire négrier en Martinique, en 1830.



Plus loin, la maison du bagnard : une bicoque colorée où vécut un artiste condamné à 15 ans de bagne pour vol et insolence.


On continue et on arrive à la pointe du Diamant, puis au bourg des Anses-d’Arlet, avec son église blanche au clocher orangé et une vue superbe si on se met au bout du ponton.






On s’arrête dans un petit restaurant de plage : il recommence à pleuvoir.

On prend des accras et des boudins créoles, une petite bière, et on attend que la pluie cesse. Sauf qu’elle ne cesse pas ; au contraire, elle redouble et nous oblige à courir ailleurs pour nous protéger.

On repart vers la voiture et on se dirige vers les Trois-Îlets pour visiter la Savane des Esclaves, un endroit reconstituant l’habitat des esclaves qui fuyaient les plantations pour se réfugier dans les mornes (collines, monts).
Juste quand on arrive, la pluie recommence à tomber. La visite étant entièrement en extérieur, on décide de rebrousser chemin : on reviendra.
On décide de rentrer à la maison, mais on fait un détour par Carrefour pour quelques emplettes.
De retour à la maison, le soleil revient petit à petit, mais il y a toujours du vent.
Une partie de Skyjo pour faire passer le temps, puis un apéro avec Christine et Sébastien.

Encore une belle journée de passée, et demain ce sera de même.
Jeudi 12 février
Réveillée à 7 h mais levée à 8 h, ce matin il n’y a pas d’eau. Ça va être compliqué pour la toilette et les WC 😳. Il y a des bouteilles d’eau dans un placard ; elles servent en cas de coupure d’eau.
Quand tu es habitué à ouvrir un robinet pour te laver et que, là, il te faut prendre une bouteille d’eau et te faire une toilette de chat, ça fait drôle.
À 10 h, on va pour partir et on se rend compte que l’eau est revenue. Chic, on va déjà pouvoir faire la vaisselle du petit déjeuner.
Départ pour Le Marin, au Morne Gommier, où il y a une vue imprenable. Par contre, c’est en haut d’une montagne et c’est rude.
Il faut monter des escaliers et une vieille dame nous fait payer l’entrée pour aller sur la plate-forme, d’où tu peux voir Le Marin à 360 degrés. Un autre couple arrive et la dame commence ses explications sur ce qu’on voit, sur les volcans. Ensuite, le jardin, où elle nous présente toutes les espèces d’arbres fruitiers et de plantes médicinales : un vrai puits de science. Elle a 82 ans, mais elle est agile pour son âge.








À un moment, elle se rend compte que trois personnes sont passées sans avoir payé l’entrée. Elle est partie en trombe pour les faire payer. Il s’ensuit une discussion très animée, car la jeune disait ne pas avoir compris et la mère disait qu’elle avait été mal reçue. Après bien des discussions, c’est la vieille dame qui a gagné.




On repart et on essaie de trouver un endroit pour grignoter.
On fait la marina du Marin et on prend un petit restaurant indiqué par le Lonely Planet.
Petit et sympathique, on prend un repas léger, mais surtout j’ai vu qu’ils faisaient des bananes flambées, mon péché mignon.
On part pour Sainte-Anne. Il y a une plage où il y a une balançoire et tout le monde vient pour se photographier dessus. Ensuite, j’ai prévu d’aller voir, à un autre endroit, un banc avec un immense cœur qui l’entoure.
On trouve un parking pas loin de la plage à la balançoire.
La plage de sable n’est pas large. Par contre, les plages sont en enfilade et c’est super beau.
On demande à une serveuse de bar où se trouve la balançoire et, là, elle nous répond : « Il n’y en a plus, elle a été détruite lors de la dernière tempête. » Une grande déception 😞. Tant pis, on va s’installer et se baigner.
On regarde pour le banc avec le cœur : le Lonely Planet le met à Sainte-Anne, or il est au-dessus de Fort-de-France, c’est-à-dire à 1 h 40 de notre position.
Décidément, pas de balançoire, pas de cœur, mais ce n’est pas grave, la vue est belle.



On repart, car il est 16 h et les yen-yen ne vont pas tarder, et je n’ai pas envie de passer ma nuit à me gratter.
Il est 17 h quand on arrive à la maison : un moment de repos, une douche et un petit apéro.
On prépare le dîner. Ce soir, il y a de nouveaux arrivants et Christine vient nous dire qu’il y aura un apéro avec eux si on veut. Pour nous, ce sera un verre de vin, car on aura mangé.
Encore une belle journée de passée, et demain sera aussi belle.
Vendredi 13 février
Depuis le début ont dort à 3 dans le lit, Maurice, moi et Moustikito et il prend une grande place dans le lit, mais c’est surtout moi qui l’intéresse, au début il squatte mes chevilles et ensuite il essaie mes cuisses pour finir sur mes bras, je le déteste 😳.
À 7h45 on se lève, petit déjeuner et on se prépare pour aller au marché au Diamant.
Le marché est couvert et ils sont nombreux à exposer, ils ont une table en inox qui doit faire 1 mètre sur deux, tu dois passer entre eux et ce n’est pas évident.

une fois le marché fait en long et en large, on va en bord de plage pour boire une boisson fraîche.
Il y a un ponton où deux femmes pêche avec 2 cannes à pêche chacune, on va au bout du ponton pour prendre une photo avec en fond le diamant et la femme couchée.

Il y à une église, l’Eglise Saint Thomas Apôtre je ne peux m’empêcher de la visiter, c’est marrant elles ont toutes le plafond en forme de coque de bateau.


Ce midi on rentre manger à la maison, et cet après midi on va visiter l’une des nombreuses rhumeries de la Martinique, l’habitation Clement.
La visite dure 2h et c’est très intéressant, bien entendu ça se termine par une dégustation et un passage par la boutique où on achète une bouteille de rhum.





Au retour on fait un saut à Carrefour, c’est notre fiefs.
Il est 18h20 quand on arrive à la maison et c’est à cause du GPS, il a complètement pété un plomb, il nous a fait prendre des chemins de traverse que tu te demandes si ça peut exister, on est même passé par un petit chemin avec des trous énorme, à un moment il y avait un chien au milieu, il nous a regardé arriver d’un air de dire, vous avez du vous tromper de chemin.
Il nous a quand même amené à la maison, mais il nous a fait angoisser et stressé.
Le temps de ranger les courses et Sébastien et Christine appelle tout le monde pour l’apéro et ce soir on est tous là.
À 20h30 on se dit bonsaïs il est temps d’aller manger et après dodo.
Encore une belle journée de passée, demain se sera pareil.
Samedi 14 février
Levée à 8 h. Après le petit déjeuner, on part à Saint-Pierre, à 1 h 10 de route.
À un moment, je vois le nom Carbet. Je me souviens que le cœur que je voulais voir quand j’étais à Sainte-Anne, parce que le Lonely l’avait inscrit sur les pages de Sainte-Anne, et que tout compte fait il est au Carbet.
Je cherche vite fait sur internet pour voir si on n’est pas trop loin, et coup de chance, on est à cinq minutes. Maurice fait demi-tour et on arrive au Morne Marigot, où on a une vue splendide sur les Caraïbes. Tout en bas, j’aperçois comme un siège entouré de paille. J’ai un doute, mais il s’estompe vite : c’est bien le cœur, c’est juste que d’en haut on le voit de profil.
On descend et on voit le cœur, bien face à la mer. Des couples sont aussi là et, du coup, on propose de se prendre en photo les uns les autres.


Je suis contente : j’ai enfin vu le cœur, et en plus le jour de la Saint-Valentin.
On repart sur Saint-Pierre, qui est un village qui, en 1902, a été détruit par une éruption de la montagne Pelée et reconstruit en 1920.
Une belle cathédrale, Notre-Dame-de-l’Assomption, que l’on va visiter.


On va jusqu’au centre du village et un petit groupe de jeunes joue de la musique en paradant dans la rue : c’est que le carnaval commence dans toutes les villes, et chez eux c’est sacré.
Il y a un petit marché couvert, très mignon, et celui-ci est plus spacieux entre les marchands. J’en profite pour acheter une casquette.
Il est midi. On s’arrête boire une bière. Maurice voudrait que l’on mange sur place ; je n’ai pas envie, le lieu ne me semble pas très propre. On va aller manger à l’adresse que Sébastien nous a donnée hier : le restaurant La Vague.
Maurice prend de la dorade et moi du poulet colombo. Autant l’un que l’autre, on a été déçus : les frites de Maurice étaient réchauffées et mon poulet n’était pas un poulet fermier comme j’en ai mangé depuis que je suis arrivée ; il se défaisait sans consistance.
Heureusement, j’ai terminé le repas avec une banane flambée, qui, elle, était excellente.
On part pour une chute qui se nomme le Saut Gendarme. Il faut descendre des escaliers qui ne sont pas tous à la même hauteur et passer une petite rivière sur des pierres. J’ai bien cru que j’allais mettre les baskets dans l’eau.
La chute n’est pas terrible, mais c’est un endroit sympa.


On part pour notre dernière visite de la journée : le jardin de Balata, un immense jardin botanique très bien entretenu, avec plein d’espèces d’arbres et de fleurs.









Il est temps de rentrer. La journée a été très agréable et bien chargée.
Apéro avec Sébastien, qui nous parle de l’hypnose qu’il pratique, puis dodo.
Encore une journée bien remplie et belle. Demain, ce sera pareil.
Dimanche 15 février
Je me suis réveillée à 6 h 30, mais je ne me lève qu’à huit heures aujourd’hui. C’est un jour « sans » : on a décidé de se reposer ce dimanche. Après le petit déjeuner, Maurice part avec Sébastien : il a un problème électrique, ils vont essayer tous les deux de le réparer. Moi, pendant ce temps, je lis un livre, puis je regarde une émission que je m’étais enregistrée sur mon portable.
Au bout d’une heure quinze, Maurice revient, mais on n’a toujours pas envie de bouger. Tout doucement, on commence à préparer le repas de midi, à boire l’apéro, à envoyer quelques messages, à manger, à boire le café et à se poser la question : qu’est-ce qu’on fait cet après-midi ?
On décide d’aller à la plage de la Pointe du Bout. Il est 13 h 45, on prépare nos affaires et on s’en va essayer de trouver une place, et c’est un grand problème. En plus, plein de gens sont déguisés puisqu’il y a le carnaval à Fort-de-France, et ils viennent se garer ici pour prendre la navette bateau.

On nous a déconseillé d’y aller, déjà parce que c’est le soir à 21 h et que, pour revenir, il n’y a plus de navette bateau ; il aurait donc fallu y aller en voiture, et il y a beaucoup de circulation. Mais surtout, on ne pourrait pas trouver de place nulle part. On a donc décidé de ne pas y aller, mais bon, on cherche quand même une place pour aller sur la plage. Et là, oh quelle chance : une voiture s’en va pile-poil à côté de la rue que l’on doit prendre pour aller sur la plage.
Il y a inscrit quelque chose sur la bande bleue devant, mais c’est un peu effacé : on n’arrive pas à lire. Je crois lire « réservé ». Maurice me dit : « Tu es sûre qu’on reste là ? » Dans ma tête, je me dis : si tu prends une prune, ce n’est pas grave, et la police a autre chose à faire aujourd’hui ; ils doivent surveiller tous les gens qui viennent ici pour prendre la navette pour Fort-de-France.
Donc nous voilà partis sur la plage, et trouver un peu d’ombre, c’est une vraie galère. Tous les petits bouts d’ombre sont pris, et moi, il est hors de question de rester au soleil. On trouve trois branches qui nous font un peu d’ombre ; on pose nos serviettes et on bouge avec les branches. On est restés une heure et demie sur la plage.


Après, nous sommes partis manger une crêpe et une glace. J’ai pris une crêpe Nutella-banane aujourd’hui, et Maurice une glace citron-passion. On s’est régalés.



On revient à la maison et on voit Sébastien le nez dans le moteur d’une voiture qu’il met en location : les codes ne marchent plus. Maurice essaye de l’aider. Moi, je rentre : il faut absolument que je trouve MoustivQuito. Maurice, qui m’avait suivie, le voit et me dit : « Il est là. » Je prends un T-shirt que j’avais sous la main et j’essaye de l’attraper. J’ai cru que je l’avais écrasé, mais non, il bougeait encore : il s’est envolé. Tu parles, avec tout ce qu’il me boit comme sang la nuit, il a des forces, le coquin ! On prend la lampe et on essaye de le retrouver, mais c’est dingue : on ne le voit pas. On verra ce soir ; peut-être qu’avec un peu de chance, il se sera posé quelque part, et là, ce n’est pas mon T-shirt que je vais prendre, mais ma tong qu’il va se prendre à travers la gueule.
C’est l’heure de l’apéro avec les locataires : tout le monde vient, sauf les Basques. Chacun fait goûter son planteur ou son ti-punch, et on parle de tout et de rien.
Il est 20 h 45, on rentre chez nous, on mange et on va se coucher. La journée a été très belle, et demain elle sera aussi belle.
Lundi 16 février
Réveillée à 6 h 30, levée à 7 h 45. Encore cette nuit, Moustikito a fait des siennes. Je me demande s’il ne fait pas de la boulimie : il m’a attaqué les mollets et les coudes. Il va vraiment falloir que je l’attrape.
Il est temps de petit-déjeuner et on se prépare pour aller à Sainte-Marie voir le tombolo. C’est une large bande de sable formée par les courants marins qui relie la côte à l’île Sainte-Marie durant la saison sèche, de janvier à avril. À marée basse, elle se découvre et on peut alors s’y rendre à pied.
Quand on est arrivés, il commençait à se refermer. On aurait dû arriver 30 minutes avant pour le voir complètement. Un homme et deux femmes ont eu le courage de se jeter à l’eau pour aller sur les îles en face. À la fin, ils avaient de l’eau jusqu’à la poitrine, mais apparemment ça ne leur a pas fait peur. C’est très impressionnant de voir la vague de droite rencontrer celle de gauche et, petit à petit, au fil des minutes, l’eau monter.









Au bout d’un long moment, on décide d’aller boire une bière dans un petit troquet qui ne paye pas de mine. La serveuse était charmante. On a commencé à discuter et à rire et, à un moment, je lui ai dit que mon mari m’attendait dehors et qu’il avait soif. Elle me dit : « Oh oui, va vite lui donner à boire à doudou ! » Ils nous appellent les doudous, c’est mignon. Un petit moment après, elle nous a offert des acras, j’ai trouvé ça super gentil.



On repart pour aller à Tartane, où Sébastien nous a dit d’aller manger, au restaurant le Cocoa Beach Café.
On n’a pas réservé et le serveur nous indique une table en hauteur, mais nous devons la laisser à 13 h. Le restaurant est plein et des gens font demi-tour. Avec Maurice, on prend une salade César : elle est énorme, j’ai du mal à la finir. On boit un café et on va un moment sur la plage. C’est dommage, il y a plein de sargasses et trois petites filles nagent au milieu. C’est un peu ragoûtant.




On part ensuite pour La Trinité, marcher un petit peu. On s’assoit sur un banc pour regarder l’océan. Maurice regarde s’il y a une cache aux alentours : il y en a une à 240 m. On y va. On n’a pas mis longtemps pour la trouver. Par contre, elles sont en général placées à un endroit où tu es censé avoir une belle vue ; celle-ci était sur un parking. Ça fait la troisième que l’on fait en Martinique.

On repart pour aller voir Le Robert. On a fait le tour de la ville, je dirais plutôt du village : tout était fermé. J’avais l’impression d’être dans une ville fantôme. Il y a un Carrefour pas loin, il nous manque du pain.
Le Carrefour est immense, mais pas mal de magasins sont fermés. Il faut savoir qu’en Martinique, et je suppose en Guadeloupe aussi, les trois jours avant Mardi gras, tous les magasins ferment à 13 h, car les gens s’habillent et vont au carnaval à Fort-de-France.
Il est 16 heures, il est temps de retourner à la maison. Il nous faut quand même 45 minutes pour y aller et on est un peu fatigués. On n’arrête pas de visiter depuis 19 jours et on ressent une petite fatigue. Une bonne douche en arrivant nous fera du bien.
Mais avant tout, je vais voir si je trouve Moustikito. Il est là, sur ma lampe de chevet, et dès qu’il m’a vue, il s’est envolé. Je le déteste. Ce soir, je dors avec des chaussettes, j’en peux plus 😳.
Encore une belle journée de passée, et demain elle sera aussi belle.
Mardi 17 février
Réveillée à 7 h, levée à 8 h, et j’aurais pu dormir encore un peu : il pleut.
Le petit déjeuner avec la pluie… Je vais vous avouer que je suis rentrée mettre mon survêtement, j’avais frais. Je sais, avec le temps pourri qu’il fait à Lyon, je devrais avoir un peu d’humilité 😌, et ben non 😂.
Maintenant, il tombe des trombes d’eau, c’est affolant, et le vent s’en mêle.
Bon, c’est décidé, c’est le moment de faire les valises et de voir s’il faut aller acheter un sac à dos.
On a acheté du rhum et d’autres babioles, sauf que ça fait du poids.
Comme ça fait dix jours qu’on est ici, on en a mis de partout, et maintenant il faut tout rassembler.
On met dans la valise, puis non, on va mettre dans mon sac de voyage, puis non, on remet dans la valise. Au bout d’une heure, on est à peu près OK.
Il manque à Maurice un médicament pour tenir jusqu’à jeudi, quand on arrive à Lyon. On part à la pharmacie la plus proche et on en profite pour aller jeter les bouteilles en verre.
On arrive au centre-ville : la pharmacie est fermée, et on n’a pas trouvé où jeter le verre.
Deuxième pharmacie fermée, mais on trouve pour le verre.
On voit des personnes qui discutent. Maurice demande où il y a une pharmacie ouverte. Une des dames lui répond : « À l’aéroport, au premier étage. » Maurice la regarde ! Elle lui dit d’un ton moqueur : « Tu sais, c’est là où les avions décollent ! »
Il a été très vexé, car de temps en temps il répétait sa phrase et finissait par un mot pas très gentil 😂.
On a dû aller au Diamant, qui se trouve à 30 minutes, et là, trois pharmacies, pas une ouverte.
On a fini par comprendre que nous sommes le mardi 17 février et que c’est Mardi gras, donc c’est carnaval. Et comme le mardi ne suffit pas, le mercredi, c’est Vaval : le jour où l’on brûle monsieur Carnaval.
On a fait le marché et j’en ai profité pour faire des emplettes.
On est allés boire un coup, et ensuite on est rentrés faire à manger.
L’après-midi a été calme. Le temps était très nuageux, on est restés et on a arrangé les valises correctement. Ensuite, on a joué au Skyjo.
Il est 17 h et le soleil apparaît : notre dernière journée à la Martinique aura été très calme ☺️.
À 18 h 30, on boit l’apéro avec les locataires, on mange, et on va se coucher pour la dernière nuit à Rivière-Salée, chez Christine et Sébastien.
On aura passé un excellent séjour, vu pas mal de belles choses et bu pas mal de ti-punch 😜.





